Quels principes de saine gouvernance pour la gestion des cégeps?
Rimouski, le jeudi 22 octobre 2009 - Le projet de loi 44 parrainé par la ministre Michèle Courchesne a pour objet d’établir des principes de saine gouvernance pour la gestion des cégeps. Le débat sur son principe s’est poursuivi pendant plusieurs heures à l’Assemblée nationale, hier et mardi, pour permettre aux partisans et adversaires de se manifester. « La nomination aux conseils d’administration des cégeps d’une majorité d’administrateurs indépendants, en suivant le modèle de la Loi sur la gouvernance des sociétés d’État, est un point de désaccord majeur entre le gouvernement et l’opposition péquiste », selon le député Pelletier.Â
Le Parti Québécois exige de la ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, qu’elle apporte des amendements majeurs au projet de loi 44 sur la gouvernance des cégeps si elle veut obtenir l’appui de l’opposition officielle. « La très grande majorité des personnes entendues en commission parlementaire a été très claire : ce projet de loi est inacceptable dans sa forme actuelle. La ministre Courchesne ne peut penser aller de l’avant en faisant fi des récriminations qui lui ont été faites. Autrement, elle confirmera les dires du leader du gouvernement, Jacques Dupuis, qui affirme que les commissions parlementaires ne servent à rien puisque les décisions sont déjà prises », a indiqué Irvin Pelletier.Â
L’opposition officielle reproche au projet de loi sur la gouvernance des cégeps d’appliquer la politique de gestion libérale, celle d’imposer un modèle mur à mur. Le député rappelle que le projet de loi prévoit que la composition du conseil d’administration serait à l’image de celle des sociétés d’État, avec une majorité de membres externes dont huit membres seront nommés par la ministre. « Comment comprendre la logique de la ministre de l’Éducation qui veut désormais exclure le directeur des études du conseil d’administration? Ça n’a aucun sens! », a soutenu le député Pelletier. De plus, cette configuration des conseils d’administration convient peut-être à Hydro-Québec, mais pas aux cégeps. Ainsi, le député Pelletier, est très inquiet de perdre la dimension locale au sein des conseils d’administration comme ceux des régions. Â
« La reddition de comptes, nous y croyons, elle est nécessaire, mais l’imposition d’un modèle unique de mur à mur, qui ne s’applique pas aux fondements de la mission, ne viendra en rien améliorer la situation des cégeps en région », a conclu Irvin Pelletier.
Â
- 30 -Â
| Source : | Nancy Gagné Conseillère politiqueBureau du député Irvin Pelletier
Téléphone : (418) 722-9787 |




