Assemblée nationale du Québe
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Irvin Pelletier

La Ministre Normandeau est incapable de défendre la cause des régions au conseil des ministres

Québec, le vendredi 8 mai 2009 - Le député de Labelle et porte-parole de l’opposition officielle en matière de développement régional et d’occupation du territoire, Sylvain Pagé, se dit inquiet de l’incapacité de la vice-première ministre et ministre des Régions, Nathalie Normandeau, à défendre correctement la cause des régions au sein de son gouvernement.  M. Pagé était accompagné du député de Matane, Pascal Bérubé, à l’occasion de l’interpellation qui a eu lieu à l’Assemblée nationale aujourd’hui. 

Les fonds régionaux FIER investissent à Montréal : où était la Ministre des régions?

« À sa face même, la ministre Normandeau est incapable de défendre adéquatement la cause des régions à la table du Conseil des ministres.  Les dossiers s’accumulent et rien ne bouge. Pire, la situation régresse. Comment peut-elle expliquer qu’elle a laissé son gouvernement modifier discrètement les critères d’investissement des fonds FIER qui peuvent investir 50 % à l’extérieur de leur région d’origine? Le gouvernement libéral fait de la fausse représentation envers les régions du Québec », a affirmé Sylvain Pagé. 

Le député de Labelle se questionne sérieusement sur les motifs ayant conduit la ministre Normandeau à accepter qu’Investissement Québec permette que l’argent dédié au fonds FIER pour une région serve à des entrepreneurs et des entreprises de la région de Montréal. Pour le Parti Québécois, l’aveuglément dont a fait preuve la ministre Normandeau est déloyal envers l’engagement qu’elle a pris à l’endroit des régions. « C’est une forme de mépris de la part du gouvernement libéral qui laisse entendre que les régions n’ont pas d’entrepreneurship. C’est faux. Les régions du Québec ne demandent qu’un petit coup de pouce, pas des bâtons dans les roues », a insisté Sylvain Pagé. 

M. Pagé a rappelé que le père du programme FIER, Yves Séguin, disait précisément en avril 2004 : « On ne veut pas que ces fonds-là servent à des projets à Montréal ou à Québec. Ce n’est pas parce qu’on n’a pas de respect pour Montréal ou Québec, c’est parce que c’est un volet régional et ce qu’on veut aider, c’est les grandes régions du Québec qui ont besoin d’aide, qui n’ont pas eu de fonds vraiment à elles. » 

Ce matin, la ministre a défendu avec force le fait que des fonds publics aient servi à financer un hôtel de luxe pour chiens et chats. « Je mets au défi la ministre Normandeau de rencontrer les entrepreneurs agricoles pour justifier cette décision, eux qui n’ont pas droit aux fonds FIER », a poursuivi M. Pagé. 

Internet haute vitesse : les citoyens écopent de la lenteur du gouvernement

Actuellement, plus de 800 000 Québécois n’ont toujours pas accès au service Internet haute vitesse. Le député de Labelle reçoit des centaines de plaintes de citoyens n’ayant pas le service Internet haute vitesse : des enfants ne peuvent réaliser leurs travaux académiques, des entrepreneurs doivent renoncer à leur projet d’entreprise ou encore des travailleurs autonomes doivent acheminer le fruit de leur travail la nuit! 

M. Pagé reproche à la ministre Normandeau de se traîner les pieds afin de doter, très rapidement, toutes les régions du Québec du service Internet haute vitesse. « Des milliers de citoyens se plaignent, avec raison, de leur incapacité à communiquer avec le reste du monde avec les outils d’aujourd’hui. Internet haute vitesse, c’est l’équivalent de l’électrification du Québec à l’époque. Ça urge », a martelé Sylvain Pagé, reconnaissant une chose, que le gouvernement recycle ses annonces plutôt que de concrétiser les projets d’amélioration du service Internet haute vitesse. 

Le Parti Québécois presse le gouvernement libéral de doter toutes les régions du Québec du service Internet haute vitesse, une demande maintes fois répétées par la Fédération québécoise des municipalités.

 Crédit d’impôt aux diplômés travaillant dans une région éloignée

Au cours de l’interpellation, il a aussi été question des modifications apportées par le gouvernement libéral au crédit d’impôt aux diplômés travaillant dans une région éloignée. « Le gouvernement libéral s’est amusé à modifier les règles du programme de crédit d’impôt pour maintenir les diplômés en région. Or, le gouvernement libéral vient d’annoncer qu’il entend le bonifier, d’ici 2014 seulement. Pourquoi attendre si longtemps avant de rétablir un crédit d’impôt qui fonctionnait et qui était apprécié? Faudra-t-il attendre que les régions se vident de leurs jeunes diplômés encore davantage pour agir? », se demandent les députés Sylvain Pagé et Pascal Bérubé. 

La Gaspésie et les Iles-de-la-Madeleine : une région comme une autre pour les libéraux

Pour sa part, le député de Matane, Pascal Bérubé, comprend mal comment la ministre responsable de la région Gaspésie-Iles-de-la-Madeleine peut prétendre que son gouvernement se préoccupe particulièrement de la région alors que les décisions vont dans le sens inverse. 

« Il y a un an, Nathalie Normandeau annonçait fièrement le FIER-Gaspésie, après quatre ans d’attente. Elle disait que le FIER-Gaspésie allait favoriser les projets de la péninsule gaspésienne dans les secteurs éolien, des biotechnologies marines, de la transformation du bois et du récréotourisme. Je ne savais pas que l’industrie du transport scolaire, en Outaouais de surcroît, était un secteur porteur pour la Gaspésie! », a déclaré Pascal Bérubé. 

Le député de Matane rappelle que sous la gouverne du Parti Québécois, c’est le premier ministre du Québec qui avait la responsabilité du Plan de relance pour la Gaspésie, un engagement réitéré par la chef du Parti Québécois, Pauline Marois, lors de la dernière campagne électorale. « Depuis que Nathalie Normandeau porte le titre de vice-première ministre, force est de constater qu’il ne s’agit que d’un titre honorifique qui n’a rien de structurant pour la région de la Gaspésie et des Iles‑de-la-Madeleine. Il est totalement inconcevable que la ministre Normandeau ait pu accepter que son gouvernement modifie la règle d’investissement des fonds FIER leur permettant d’investir à l’extérieur de leur région. La ministre, comme défenderesse de la cause des régions et particulièrement de la Gaspésie, s’est discréditée », a conclu Pascal Bérubé. 

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Source :          Éric Gamache

                        Attaché de presse

                        Aile parlementaire du Parti Québécois

                        418 643-2743

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