Crise du logement à Rimouski - Irvin Pelletier déplore l’inertie du gouvernement Charest
Rimouski, le 19 janvier 2010 - Monsieur Irvin Pelletier, député du comté de Rimouski et porte-parole de l’opposition officielle en matière de revenu, constate que la situation du logement locatif ne s’améliore pas à Rimouski et ailleurs au Québec. « Il est totalement inadmissible de constater qu’après bientôt sept ans de gouverne libéral, le taux d’inoccupation des logements soit toujours aussi bas et que la pénurie de logements soit toujours aussi sévère dans de nombreuses villes du Québec, dont Rimouski », a déclaré le député Pelletier. Actuellement, à Rimouski, 222 personnes dont 131 femmes sont inscrites sur la liste d’attente de l’Office municipal d’habitation et le taux d’inoccupation est de 0,4 %.« Cette situation est inacceptable et démontre le laisser-aller pratiqué par les libéraux depuis qu’ils sont au pouvoir. Au lieu de proposer des solutions pour enrayer ce phénomène, comme par exemple un encouragement pour les propriétaires à construire des logements d’une chambre soit des 3 ½, ceux qui font le plus défaut actuellement sur le marché de la location. Le gouvernement Charest préfère ne pas tenir ses promesses et abandonner certains programmes, notamment pour les personnes aux revenus les plus modestes », a poursuivi Irvin Pelletier.
Fin du programme Éconologis
« Bien que le remplacement du programme Éconologis par le programme Rénoclimat pour les ménages à faible revenu - volet privé puisse en théorie présenter certains avantages, comme le fait de permettre des travaux de plus grande importance pour améliorer l’efficacité énergétique des logements, je crois que le programme Éconologis devrait rester en place tant que l’implantation du programme prévu pour le remplacer n’est pas complétée », a dit le député Pelletier. Le député de Rimouski s’inquiète de l’absence de programme d’efficacité énergétique pour une période de quelques mois, le temps que la phase pilote d’un nouveau programme soit complétée. « Par ailleurs, contrairement à Éconologis, le programme Rénoclimat pour les ménages à faible revenu - volet privé, ne semble pas, tel qu’envisagé actuellement, être accessible aux locataires. Or, les locataires constituent une bonne partie des ménages à faible revenu. Compte tenu que l’impact des hausses des coûts d’énergie (les tarifs d’électricité ont augmenté de 18,2 % depuis l’arrivée des libéraux) est plus grand pour les ménages à faible revenu que pour l’ensemble de la population, l’aide et les conseils personnalisés qui sont disponibles facilement par le biais d’Éconologis doivent être maintenus pour tous les types de ménages, y compris les locataires », poursuit le député de Rimouski.
Reconduction du programme AccèsLogis
Jean Charest avait pris l’engagement lors de la dernière campagne électorale de favoriser « la prolongation du programme AccèsLogis Québec pour cinq ans à raison d’un minimum de 3000 nouvelles unités par année, pour un total de 15 000 nouveaux logements sociaux et communautaires destinés aux ménages à revenu faible ou modeste, ou pour des clientèles en difficulté ayant des besoins particuliers » (18 novembre 2008). « Le gouvernement doit tenir ses engagements et reconduire le programme AccèsLogis sur une période de 5 ans à compter du budget 2010-2011 et réaliser un minimum de 3000 logements par année. En effet, un programme sur une base plus prévisible serait mieux adapté à la dynamique de nos milieux tout en conciliant le développement immobilier et l’arrimage à la réalisation des logements sociaux et communautaires », a souligné le député Pelletier. Fait à souligner, le conseil municipal de la Ville de Rimouski a adopté une résolution en ce sens le 11 janvier dernier et ce programme, mis en place par le Parti Québécois en 1997, constitue un outil d’intervention nécessaire et essentiel pour le développement du logement social et communautaire.
Programme Allocation-logement
On se rappellera que le Programme Allocation-logement, aussi mis en place par le Parti Québécois, en vigueur depuis 1997, permettait à des personnes seules ou à des ménages à faible revenu, qui consacrent une part trop importante de leur budget pour se loger, de bénéficier d’une aide financière atteignant un maximum de 80 $ par mois. Il vise les aînés et les familles. « Depuis que le Parti libéral est au pouvoir, le nombre d’aînés et de familles ayant eu accès et ayant pu bénéficier du Programme Allocation-logement ne cesse de diminuer. À plusieurs reprises, le Parti Québécois a demandé une révision des critères d’attribution de l’allocation-logement afin que les personnes seules ayant des revenus modestes puissent davantage bénéficier de cette allocation. J’ai rencontré à plusieurs reprises des femmes âgées qui ont perdu leur allocation au logement suite aux nouveaux critères mis en place et dont le loyer a augmenté et leurs revenus sont demeurés inchangés. Or, la modification du gouvernement libéral a eu pour effet d’appauvrir les personnes déjà démunies », a expliqué Irvin Pelletier. Pour lui, il est inadmissible de constater que le revenu maximum d’admissibilité pour une personne seule, notamment pour de nombreux aînés de plus de 55 ans vivant dans cette situation, soit maintenu à 16 480 $ dans la nouvelle grille de calcul. Les modifications apportées au Programme Allocation-logement, qui sont entrées en vigueur le 1er octobre 2009, ne répondent pas aux besoins des personnes à revenus modestes, vivant seules, particulièrement les personnes âgées de plus de 55 ans.
« Comment peut-on accepter que certains ménages aient à choisir entre se loger, se nourrir et se soigner? S’il ne le sait pas encore, le gouvernement Charest doit savoir que la responsabilité de l’habitation et du logement social fait partie de ses responsabilités. Que va-t-il faire? Assurément, le premier ministre devrait agir dès maintenant », de conclure le député Irvin Pelletier.




