Aide gouvernementale au secteur forestier - De grosses annonces libérales pour de petits résultats
Rimouski, le jeudi 29 avril 2010 – Monsieur Irvin Pelletier, député du comté de Rimouski et porte-parole de l’opposition officielle en matière de revenu, joint sa voix au député de Roberval et porte-parole de l’opposition officielle en matière de forêts et de mines, Denis Trottier, reprochant au gouvernement libéral et à sa ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau, d’avoir créé l’illusion que le gouvernement soutenait le secteur forestier alors que, dans les faits, les fonds n’ont jamais été dépensés.
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« En mai 2009, le gouvernement libéral se pétait les bretelles et annonçait en grande pompe un programme de 25 millions de dollars pour aider le secteur forestier à traverser la crise forestière. Sitôt annoncé, nous avions dénoncé le programme, estimant qu’il était mal adapté aux problèmes vécus par les entreprises forestières. Malheureusement pour les travailleurs et les entrepreneurs forestiers, nous avions raison : l’aide gouvernementale n’a jamais été livrée », a déploré le député de Rimouski.
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Ce programme, annoncé par l’ex-ministre responsable de la forêt, Claude Béchard, visait à prendre en charge une partie des frais d’intérêts sur le financement de la machinerie et des équipements.
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Lors de l’étude des crédits à l’Assemblée nationale hier, la ministre Normandeau a admis que de ce programme de 25 millions de dollars, à peine 830 217,90 $ ont été consacrés et versés réellement. « C’est un taux de réussite de 3 %! Comment voulez-vous que le secteur forestier s’en sorte si le gouvernement annonce des programmes qui ne fonctionnent pas. À moins, bien entendu, qu’il ait fait exprès, préférant épater la galerie et laisser mourir ce secteur économique névralgique pour le Québec. Il voudrait le faire qu’il n’agirait pas autrement », a poursuivi le député de Roberval.
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« Ces annonces de gros montants qui n’aboutissent pas là où ils sont pourtant destinés sont fréquentes et semblent faire partie d’une stratégie libérale qui contribue à miner toute crédibilité au gouvernement libéral », ont conclu messieurs Pelletier et Trottier.




