Mourir dans la dignité – une réflexion obligatoire pour Irvin Pelletier

 Publié le mardi, 23 novembre 2010 11:10 – par Réal-Jean Couture dans le  journal L’Avantage

Le député de Rimouski, Irvin Pelletier, s’est dit agréablement surpris de voir cet intérêt manifesté dans la région envers la Commission spéciale ‘Mourir dans la dignité’ mise sur pied par le gouvernement du Québec, dont une journée complète d’audition s’est tenue à Rimouski vendredi.  

Beaucoup de monde avec de l’intérêt pour cette Commission et c’est vraiment intéressant. » Le député lui-même y a participé vendredi, de même que son collègue de Matane, Pascal Bérubé. Quand on lui demande ce qu’il a appris, le député Pelletier estime qu’il a vu là un tout autre domaine dont il faut tenir compte, lui qui est aux finances publiques.

« J’ai appris aujourd’hui beaucoup de choses considérant que les gens sont beaucoup préoccupés par les derniers moments de leur vie et beaucoup de monde ont vécu des derniers moments d’une personne chère, que ce soit un parent, un ami. Il y en a plus qu’on pense et les gens sont beaucoup préoccupés par ça. »

Aurait-on ces préoccupations si nous n’étions pas dans une société si vieillissante ? « Je dirais autant, considérant que ce n’est pas parce qu’on a vu partir quatre personnes en avant de nous qu’on est plus préoccupé que si on y en avait vu partir deux. Le phénomène est là. Vous savez que la mort est la dernière étape de la vie et c’est pour tout le monde. »

Le député Pelletier estime et perçoit dans ce qu’il entend que ‘mourir dans la dignité’ c’est mourir dans le respect de la personne qui décède, en voie de décéder, en phase terminale ou autre. « Dans le respect de la personne avant tout et c’est certain que pour manifester le respect de la personne, il faut être dans des positions pour manifester ce respect, comme être disponible, attentif, ouvert et présent. »

D’où le besoin des maisons de fin de vie qui, de l’avis du député, font de l’excellent travail, permettant aux gens de décéder entourés des leurs, avec de bons soins, dans le calme, tout en joignant la dignité à l’humanité.

« De toutes façons, je pense que humanité est dans dignité. On ne peut pas dissocier ces deux mots. Dignité comprend beaucoup de choses. Ça comprend soins, humanité, respect de la personne et même le respect de la vie, même si elle nous quitte. De sorte que lorsqu’on dit dignité, c’est un ensemble de ces choses, notamment. »

« La vie, on nous la donne et on nous l’enlève aussi. On n’a aucun contrôle sur ça. Sauf que je reviens à la personne. Quand on dit qu’on accompagne la personne, qu’on respecte la personne qui va bientôt perdre sa vie, il faut comprendre que si on n’a pas de contrôle sur la vie, on a un contrôle sur le respect de la personne qui va décéder. »

Quant au rôle des médecins qui sont là pour sauver des vies, il y a lieu de se rappeler que leur rôle est important, étant là pour soigner, pour guérir surtout, prescrire. « Mais quand on parle d’accompagnement et de la dignité de la personne, ce sont beaucoup plus les aidants naturels, la famille immédiate, les bénévoles, les infirmières et infirmiers qui sont aptes à bien accompagner la personne qui va perdre sa vie. »

Siégeant à la Commission vendredi, considérant la présence de cette dernière dans son propre comté, Irvin Pelletier a démontré une grande écoute envers les groupes et personnes qui s’y sont présentés, devant une salle relativement bien remplie.

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